La gouvernance mondiale, la paix et la sécurité internationales sont des sujets qui relèvent de la compétence des Nations unies et de la responsabilité collective des Etats. Cette responsabilité politique et géostratégique nécessite la prise de mesures adéquates et durables pour prévenir les menaces sur ces valeurs subordonnées au développement et à la prospérité. Mais, faut-il le dire, les différentes crises anéantissent les efforts individuels et collectifs consentis par les Etats en harmonie avec les Nations unies pour le renforcement d’une croissance soutenue et durable. C’est pourquoi des initiatives salvatrices doivent être engagées pour la promotion de valeurs démocratiques qui sont indispensables pour la paix et la sécurité internationales. Dans cette dynamique, il s’est tenu à Beijing, en Chine, le forum mondial pour le développement de la jeunesse. Il a réuni des sommités internationales qui ambitionnent faire de la jeunesse une voix qui compte dans la gouvernance mondiale et sur laquelle les politiques publiques et internationales doivent se pencher pour la sécurité globale. Sur le thème « Ensemble pour un avenir meilleur », ce forum a pu réunir des jeunes leaders, de représentants de jeunes et des organisations internationales pour participer aux discussions sur l’innovation technologique, les changements climatiques, le patrimoine culturel et le développement de la jeunesse. Lors de cette rencontre de haut niveau, le Directeur du CDJS/CEDEAO, Son Excellence l’Ambassadeur Francis Chuks Njoaguani, a fait une intervention lors des pré-réunions des jeunes en prélude au Sommet du Futur prévu par les Nations Unies à New York, USA en septembre 2024. La session, avec le thème « transformer la gouvernance mondiale dans un monde multipolaire », avait pour mission de recueillir les contributions des jeunes au contenu et à l’agenda du Sommet du Futur des Nations Unies. L’Ambassadeur Francis a salué l’initiative d’organiser ce forum en Chine qui est une occasion de dialoguer avec les jeunes pour leur offrir un meilleur présent, renforcer leurs compétences et préserver l’avenir. Il a proposé six domaines potentiels de contribution des jeunes à l’agenda du Sommet du Futur. Considérés comme des acteurs majeurs dans la transformation de la gouvernance mondiale, la construction de leurs communautés et la création d’un environnement pacifique, la créativité des jeunes peut leur ouvrir un avenir meilleur et leur permettre de jouer leur partition dans la gouvernance mondiale pour la paix, la sécurité et face aux défis climatiques. Pour le Directeur, grâce au plaidoyer et à l'activisme, les jeunes peuvent sensibiliser aux problèmes mondiaux et plaider en faveur du changement par le biais des médias sociaux, de campagnes et de mouvements populaires. Les Etats font face à des défis interconnectés qui ne peuvent être relevés que par la conjugaison par les jeunes des efforts et la coopération dans un monde multilatéral, mais également dans l’investissement dans l’éducation et la formation pour donner aux jeunes les moyens pour assurer leur leadership dans la gouvernance mondiale. Les jeunes peuvent également jouer d’autres rôles dans leur dynamique de contribuer à relever les défis mondiaux. Il s’agit, notamment de leur participation aux discussions politiques, aux processus décisionnels, à l’entrepreneuriat et à l’innovation. D’où la nécessité de promouvoir les initiatives des jeunes pour garantir un impact significative dans leur engagement pour la paix et la sécurité internationales. Le Directeur du CDJS/CEDEAO a insisté sur la nécessité d'examiner des idées novatrices pour relever les multiples défis liés à la gouvernance, à la paix et à la sécurité internationale. Pour le directeur, le nouvel ordre mondial complexe est fragmenté avec de multiples centres de pouvoir et un mélange de coopération et de concurrence entre les nations. Cette réflexion expose les tensions qui agitent les sociétés et qui conduisent à la remise en cause de la gouvernance démocratique, à l'aggravation des crises humanitaires et à la destruction des infrastructures et des capacités de production.